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vendredi 30 janvier 2009

L'avènement de la biomasse en France: peut-on tout brûler au nom de l'écologie? - Partie 1






Force est de constater que le secteur de la biomasse connaît un essor mondial depuis peu. En France, 22 projets de centrale de chauffage à partir de biomasse sont prévus d'ici 2010. L'Agence Europeenne de l'Environnement estime le potentiel de l'Europe, Les partisans de cette énergie la défendent comme une source renouvelable, propre et durable. Mais derrière ce terme scientifique, en quoi consiste la "biomasse"? Quels sont les différents moyens d'exploitation? Est-ce toujours durable? 

En se basant sur les informations fournies par l'ADEME (Agence de l'Energie et de la Maitrise d'Energie), le Ministère de l'écologie (MEEDDAT), l'APERE (Association pour la Promotion des Energies REnouvelables), ce dossier se presente comme une synthèse et tente d'apporter un regard extérieur et objectif.

Dans cette première partie, je m'attacherai d'abord à la définition de la biomasse et à la description des différentes filières de valorisation. La deuxième partie sera consacrée à une analyse plutôt critique du secteur.

Définition simple de la biomasse:

La biomasse, du point de vue énergétique représente l'ensemble des matières organiques pouvant être source d'énergie. Il existe donc plusieurs sources de biomasse (bois, effluents industriels, déchets organiques) et surtout plusieurs filières de valorisation de cette énergie. A priori, les déchets d'hier sont donc l'énergie de demain!

Trois produits d'énergie sont possibles:
  • Chaleur
  • Électricité
  • Énergie Mécanique

Ces produits correspondent en réalité à trois types d'exploitation de la biomasse:

  • Thermochimique: produits directement brûlés tels que le bois, la canne à sucre
  • Biologique: fermentation, distillation, permettant d'obtenir du biogaz.
  • Oleochimiques: valorisation des huiles permettant d'obtenir les agrocarburants. Nous pourrons citer le colza.
Parmi toutes les filières existantes d'exploitation de la biomasse, les plus utilisées et les plus développées sont:

  • Le bois: celui-ci est brûlé pour en tirer la chaleur et chauffer nos bâtiments par exemple. Cette filière s'exploite de plus en plus chez les particuliers ( avec les cheminées!) , mais aussi dans l'industrie, notamment pour des process agricoles par exemple (citons un exemple dans l'industrie laitière en Bretagne). L'origine du bois est diverse, elle peut représenter le bois coupé, les déchets forestiers qui sont souvent brûlés sur place sans valorisation.

  • La méthanisation: en utilisant les procédés de fermentation, on peut obtenir grâce à des déchets industriels du biogaz. Ce biogaz, du méthane, à les mêmes propriétés que le méthane importé: il pourra être brûlé pour le chauffage des bâtiments par exemple. C'est aussi ce procédé qui permet de produire la bio électricité.
  • Biocarburant: c'est la filière qui crée le débat sur la biomasse. En effet, il consiste à utiliser les alcools et huiles issues de l'agriculture pour produire du carburant. Le Brésil, ayant une forte production de canne à sucre, développe cette ressource, souvent contestée car elle entre en compétition avec les fins alimentaires. Les méthodes d'exploitation des biocarburants nécessiterait un article à elles-seules; cependant, les déchets issus de la filière agricole des cannes à sucre peuvent être valorisés de cette manière.

  • Compostage: on n'y pense pas forcement, mais c'est un moyen réel de valorisation écologique et naturel de la biomasse. Les déchets organiques (déchets vert du jardin, de la cuisine) se décomposent naturellement grâce à des micro-organismes. Cela permet d'obtenir du terreau et favoriser les prochaines récoltes. Cependant, ce procédé dégage du méthane, un gaz à effet de serre s'il est présent dans l'atmosphère.


En resumé, les sources de la biomasse sont decrites sur ce schéma:




La biomasse est percue comme une energie totalement renouvelable du fait qu'elle provient d'elements naturels, mais surtout qu'elle contribue au fonctionnement du cycle de la matiere:




Dans cette première partie, nous avons donc pu voir qu'à priori, l'utilisation de la biomasse peut se reveler benefique pour l'environnement et l'economie de maniere durable. Le second volet me permettra d'apporter un regard plus critique sur ce qui se fait en realité en termes d'exploitation de la biomasse.


vendredi 23 janvier 2009

Nouvelles de la semaine (23 Janvier)


Bonsoir à tous,

Faisons un rapide tour d'horizon de l'actualité en matière d'écologie et de développement durable:

  • Barack Obama investit la Maison Blanche


La presse nous a relativement bien gâté sur ce thème, mais l'on peut se poser des questions vis-à-vis des changements de politique environnementale des U.S.A: un "New Deal Vert" devrait être élaboré: ceci passerait par d'importants investissements de l'Etat américain dans les énergies renouvelables (solaire, éolien), ainsi que l'amélioration du réseau de transport en commun, et la modernisation du réseau de distribution d'énergie. En tout cas les objectifs actuels concourraient à créer 5 millions d'emplois et réduire 80% les émissions de gaz à effet de serre: de quoi soutenir les piliers social et environnemental!


  • Du changement au Ministère de l'Ecologie


Nathalie Kosciusko-Morizet a été promue Secrétaire d'état à la prospective et à l'économie numérique, remplacée par Chantal Jouanno au Secrétariat à l'écologie. Cette dernière s'est imposée de manière naturelle, de par sa présidence de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), ayant suivi et organisé tout le processus du Grenelle de l'Environnement. Le fait que NKM ait quitté l'écologie pour le numérique semble avoir déçu, mais il n'y a pas de quoi perdre espoir avec la relève!

Voici 2 liens intéressants concernant ces deux nouvelles:



  • Agenda Environnemental de l'U.E.:


La présidence de l'U.E. est assurée par la République Tchèque depuis le 1er Janvier 2009. Une de ses priorités est l'énergie. Le programme tchèque privilégie le renforcement de la sécurité d’approvisionnement et prône l’efficacité énergétique et les sources d’énergie à faible teneur en carbone. Tout cela est, malgré les réserves, de bonne augure et reste dans la continuité du travail réalisé par la présidence de la France concrétisé par le Paquet Climat-Energie.

J'en profite pour faire passer une information pouvant en intéresser certains:


  • Le Forum Mondial de l'Eau se déroulera à Istanbul du 16 au 22 Mars 2009, à Istanbul. Ce forum organisé tous les 3 ans par le Conseil Mondial de l'Eau (World Water Council) et le pays organisateur dans un pays en général concerné par les problèmes liés à l'eau. Regroupant tous les acteurs institutionnels et professionnels du monde entier, il sera intéressant pour les acteurs du secteur de l'eau de s'y rendre.
Plus d'informations et réservations sur :






A bientôt pour de nouveaux billets !

vendredi 16 janvier 2009

Que change l'informatique dans le développement durable?





Bonsoir à tous,

Tout comme le froid qui dure, restons nous aussi sur le thème des consommations électriques, en s'intéressant aujourd'hui la consommation electrique des appareils informatiques. Leur avènement à partir des annees 90 a changé la donne et nous amène à nous poser quelques questions.

En quelques mots, on pourra désigner l'informatique par les ordinateurs de bureau (PC et Mac), les ordinateurs portables, écrans, ainsi que tous les péripheriques associés, tel que les imprimantes, les modems, les routeurs assurant le réseau Internet, etc.

Tous ces appareils induisent des consommations électriques non négligeables, de par leurs puissances. Voici un rapide tour d'horizon pour un simple usage domestique:


  • un ordinateur de bureau: environ 400Watt
  • un ordinateur portable: environ 100W
  • ecran CRT (tube cathodique): 60 W
  • ecran LCD (plat): 30W
  • une imprimante: 30W lorsqu'elle est eteinte, environ 100 W en marche!
  • les autres péripheriques: environ 60 à 100 Watt
Et payer votre facture electrique, cela n'a pas de prix?



Et bien si...le budget peut varier selon votre utilisation pour atteindre jusque 400€ par an. Cependant une étude realisée, par le cabinet d'Olivier Sidler, estime qu'en moyenne, la consommation d'un ordinateur de bureau est de 361 kWh/an, ce qui ramenerait le cout 30€ par an pour un simple ordinateur.

Si on suppose qu'il y en a 20 millions en France, cela conduit à une consommation annuelle de 7,2 TWh, soit la production annuelle d'une grosse tranche nucléaire. (Source: Olivier Sidler)

==> On ne peut donc pas négliger l'impact de l'informatique sur la consommation d'energie.

De plus, les sources de ces consommations s'avèrent etre des sources de SURconsommation:

  • Fonctionnement en continu des appareils alors que leur utilisation est discontinue: ceci provient de l'idée recue qu'une panne d'ordinateur occure plus rapidement si de nombreux allumages sont realisés. En réalité, un ordinateur est conçu pour durer plus de 5 ans, alors qu'il est remplacé avant l'ecoulement de ces 5 ans.
  • Consommations elevées des appareils en veille: Non-Valeur-Ajoutée
  • Manque de mise en reseau des imprimantes: les imprimantes individuelles sont largement utilisées dans des cadres administratifs et professionnels, alors que les centres copieurs sont plus economiques(et écologiques par la meme occasion!)
  • Choix d'écrans toujours plus grands, augmentant la consommation de ceux-ci pour un confort légèrement supérieur.
En bref, une mauvaise gestion du parc informatique entraîne des proportions de consommation electrique importantes : la consommation dediée à l'informatique peut representer 10 à 20% de la consommation électrique d'un foyer, un bureau


Cependant, disposant du retour d'expérience sur le développement informatique des années 90 et 2000, nous pouvons réaliser des choix permettant de diminuer l'empreinte écologique de nos activités informatisées. La partie informatique semble être aussi celle où la marge de progression est élevée, et surtout facile à atteindre. Voici quelques idées et conseils afin de vous éclairer:

  • Ne pas laisser un ordinateur allumé, ni en veille, si l'inactivité dépasse une heure. On peut choisir le mode d'alimentation sous Windows, permettant de regler automatiquement la mise en veille prolongée au bout de quelques minutes. Cette mise en veille prolongée permet un redémarrage instantané.
  • Privilégier l'achat d'ordinateur portable: leur consommation est plus faible car la puissance consommée est inférieure aux PC de bureau, et la gestion de l'alimentation est correcte.
  • Privilegier la mise en reseau des imprimantes, afin d'en diminuer leur nombre.
  • Pour un usage familial, privilégier les imprimantes jet d'encre. En effet les imprimantes laser consomment plus d'electricité.
  • Limiter les tailles d'ecran: un ecran de 17 pouces convient parfaitement et ne fatigue pas les yeux.


Polemique sur les ecrans:


Pour une taille egale, les écrans LCD consomment réellement deux fois moins d'electricité que les écrans CRT (tubes cathodiques). Cependant, il y a deux soucis:
  • La taille moyenne des écrans vendus a augmenté en quelques années.
  • Les cristaux liquides utilisés dans les ecrans LCD ne sont, à l'heure actuelle, pas recyclables... 

Ordinateurs ecologiques:

L'association de ces mots paraît drole. D'ailleurs, elle l'est après tout ce qui vient d'être dit!

Certains fabricants prennent en compte le respect de l'environnement dans la conception de leurs PC; c'est cela qu'ils tentent de mettre en avant avec ce terme. Ces ordinateurs sont réalisés avec des materiaux recyclés, et la gestion de l'alimentation est optimisée, avec notamment l'utilisation dans certains cas de nouveaux processeurs consommant moins d'énergie.

C'est le cas pour Lenovo et HP qui commercialisent des PC portables Verts. C'est une initiative que devrait être suivie à l'avenir.

Enfin, de nombreuses solutions se développent pour aider les gens à réduire la consommation électrique des ordinateurs: développement de logiciels et d'appareils optimisant la gestion de l'alimentation. Cependant, tout peut se régler en quelques clics en modifiant les simples paramètres Windows et avec un peu de volonté...

Alors à vos claviers, mais avec modération!

jeudi 8 janvier 2009

Un nouveau record...mais pas de quoi etre fier...




Bonjour,

En cette période de grand froid, tous nos système de chauffage tournent à plein régime. C'est le cas pour toutes les énergies (fioul, gaz, électricité) et augmente considérablement nos émissions de CO2. Cependant, l'énergie électrique consommée pour le chauffage entraîne l'explosion du record de consommation d'énergie durant 3 jours consécutifs! Certains en paraissent fier, mais c'est tout de même bête.

La France est le pays où le chauffage électrique est le plus répandu. Je vous parle ici du chauffage électrique classique, aussi appelé "convecteur", "grille pain". A titre comparatif, une lampe basse consommation consomme 11 Watt pour éclairer une chambre, un radiateur électrique en consomme 2000 à 4000 W. Vous imaginez que pour une maison, un quartier, une ville, le besoin en électricité explose littéralement en période froide!





C'est bel et bien la même technologie!

Le plus ennuyeux, c'est que cette demande en électricité oblige les fournisseurs d'électricité (EDF par exemple), à remettre en marche les sites de production au fioul et au charbon, dont le taux d'émission est largement supérieur (environ 600g/kwH au lieu de 180 habituellement pour le chauffage d'après l'ADEME). C'est pourquoi les associations écologistes appellent à limiter nos consommations électriques en période de pointe.

Que faire, là, maintenant, à part s'indigner? L'utilisation du chauffage électrique serait-elle à bannir? En effet c'est la solution la moins écologique, car son rendement est de loin le plus mauvais. L'usage des pompes à chaleur multiplie ce rendement par 3 environ, tout en utilisant la source électrique. Mais le problème est à la source: en ayant une isolation parfaite des bâtiments (habitat, bureau, hangar,etc.), le besoin en chauffage serait amoindri, et le chauffage électrique resterait alors compétitif (grâce au coût de l'installation faible).


 Serait-ce l'effet de l'article sur notre conscience?


Voici deux autres articles intéressants: 

 Les Échos :

http://www.lesechos.fr/info/energie/afp_00107398.htm?xtor=RSS-2059

Le Moniteur

mercredi 31 décembre 2008

Joyeuses Fêtes et Bonne Année 2009




Juste un petit billet pour vous souhaiter de joyeuses fêtes, une bonne année 2009 , pleine de reussite et de renouveau! A bientôt pour de nouvelles aventures!

Alexandre


lundi 22 décembre 2008

Brèves de la semaine (22 Décembre 2008)

Cette semaine a été marquée par l’engagement des Etats pour l’avenir de la planète, malgré la crise économique et les craintes de récession.

  •  Plan Climat Européen

 

        Vendredi 12 décembre, les 27 membres de l’Union Européenne ont signé le plan climat européen avec des objectifs de réduction d’émission de carbone à l’horizon 2020 :

 

-          Réduire de 21% les émissions de gaz à effet de serre dans l’industrie, à travers un mécanisme d’enchère des quotas d’émission. Afin de ne pas handicaper les pays utilisant fortement le charbon, les quotas de carbone seront échelonnés sur plusieurs années.

-          Solidarité : 12% de l’enveloppe des quotas alloués aux pays les moins développés. Les 88% restant à l’ensemble des 27 états membres.

-          10% d’agrocarburants en 2020


                Malgré les critiques émises, ce plan de compromis a été approuvé par le Parlement Européen, mercredi dernier. En effet, certains estiment qu’un cadeau a été fait aux lobbys allemands sur les quotas des usines à charbon.

                Les choses prennent forme, les premières directives s’inscrivent, c’est le principal selon moi en 2008.


  •  Accord européen sur les pesticides

 

                Dans le même genre, nous devons signaler l’accord sur la reduction de l’usage des pesticides en Europe.

                 Conformément aux souhaits des députés, le règlement sur la production et l'autorisation des pesticides s’appuiera sur l’élaboration d’une liste de « substances actives » autorisée à l'échelle de l'UE. Ensuite, sur la base de cette liste, les pesticides seront soumis à une autorisation de commercialisation au niveau de chaque état membre.

                 Afin de protéger la ressource en eau, les États membres devront prendre des mesures appropriées comme définir des zones tampons où il sera interdit d'utiliser ou de stocker des pesticides notamment le long des cours d’eau et près des captages d’eau potable.

                 Deux textes feront prochainement l’objet d’un vote en séance en plénière au Parlement en janvier avant que le Conseil ne l'adopte formellement. La nouvelle réglementation remplacera progressivement la législation européenne actuelle.


                Les pesticides actuellement sur le marché pourront continuer à être utilisé jusqu'à l'expiration de la validité de leur autorisation en cours. Il n'y aura donc pas de retrait soudain et massif de produits.

 

                Signe de l’évolution en faveur de l’environnement, même s’il reste à savoir désormais quelles seront les substances autorisées et dans quelles conditions elles seront choisies.

  •    La Chine s’engage

                La Chine, poids lourd de l’économie et l’écologie mondiale du 21e siècle, s’est engagée la semaine dernière à Poznan en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce pays communique beaucoup sur son action en faveur de l’environnement, étant accusé de polluer la planète plus que les autres pays.

                A noter que la Chine a émis 6,2 milliards de tonnes de CO2, dont 550 millions de tonnes issues de la production de ciment, dépassant les émissions américaines, qui se sont élevées à 5,8 milliards de tonnes.

                Ce qui semble motiver le gouvernement en place à s’engager en faveur de l’environnement, c’est que la Chine est affectée par les changements climatiques : pollution à grande échelle de l’air, des fleuves, etc.

                En 2007, le gouvernement chinois a accordé 48 milliards de yuan à la maîtrise de l'énergie et à la protection de l'environnement. Tous les gouvernements provinciaux du pays font annuellement l'objet d'une appréciation et d'un examen portant sur l'atteinte de l'objectif de l'économie d'énergies et sur les mesures qu'ils ont appliquées pour l'atteindre.

                Les chinois mettent donc en application le développement durable, permettant de satisfaire les piliers économique et environnemental, même si le pilier social est quant à lui souvent critiqué. La Chine s’engage donc plus que les états du Nord, qui pourtant génèrent une bonne partie de la pollution chinoise, puisque ils importent des tonnes de produits chinois tous les ans.

vendredi 19 décembre 2008

L'arbre en ville: respectueux de l'environnement ou simple leurre?




Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les arbres se multiplient  autant dans certaines villes que dans la foret ! "Une bouffée d'air frais" nous dira-t-on, et un "réel geste pour l'environnement". Une réflexion s'impose à mon avis...

Il faut d'abord savoir une chose: l'aménagement urbain est régi en France par un Plan Local d'Urbanisme (PLU) depuis la loi SRU du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. Le PLU est le principal document d'urbanisme de planification de l'urbanisme communal ou éventuellement intercommunal. Les PLU élaborés dans les villes contiennent souvent des contraintes d'aménagement d'espaces verts, afin de favoriser l'implantation  d'éléments naturels au sein de la ville.

L'arbre intervient dans l'amélioration des conditions générales de l'éco-communauté urbaine. Son rôle est multiple: social, psychologique, paysager, politique,etc. L'espace arboré des villes constitue donc un patrimoine très important. 

On pense donner un souffle à l'air de la ville en plantant des arbres dans une rue, du fait que les arbres vont purifier l'air. Aujourd'hui, nous supposons que certaines essences sont aptes à fixer des métaux lourds, que d'autres retiennent les poussières dans leurs poils épidermiques. Mais nous sommes encore loin de pouvoir dresser un catalogue des capacités des espèces à assainir l'atmosphère urbain.

Mais les arbres urbains sont souvent perturbés par les agressions que subissent les ligneux des villes. La réponse de l'arbre à ces contraintes est lente: par exemple, un arbre atteint par le sel meurt dix ans après. La croissance d'un arbre ligneux en ville est totalement différente de celle d'un arbre en foret: l'arbre de ville n'est PAS durable!

Le parc d'arbres urbain devra donc être entretenu régulièrement (élagage, replantation, etc), ce qui entraîne une multitude de déplacements d'hommes et de matériel en camionnette et en voiture. Le bilan carbone de la ville ne sera donc pas positif grâce à la plantation d'arbres (reconnu par un spécialiste Bilan Carbone).

Ajoutez à cela de nombreux inconvénients pour les habitants: feuilles mortes envahissant les trottoirs, racines affectant l'état des trottoirs, les réseaux de gaz et d'eau créant des problèmes de sécurité.

La gestion des arbres urbains sera donc coûteuse, et non respectueuse de l'environnement. "What else?"!



Cependant, la nature et les arbres restent les éléments clés de notre salut. Nous devons favoriser leur développement sous plusieurs formes autres que l'implantation directe "dans le béton"; je pense aux espaces verts, les parcs naturels communaux, départementaux, régionaux, etc, pouvant assainir l'air de la planète bien plus efficacement.

Avis aux décideurs qui sauront peser le pour et le contre...



 
 

lundi 15 décembre 2008

La voiture électrique bientôt démocratisée : promesse de la crise automobile ?


 

Je pensais ici parler des nouveautés technologiques en matière de véhicules électriques, mais la crise du secteur automobile nous oblige à nous poser d’importantes questions, relevant surtout d’ordre politique plutôt que technologique.

La crise économique frappe de plein fouet le secteur automobile : les constructeurs se retrouvent avec des stocks énormes de voitures, un manque de fonds pour réinvestir et font appel aux Etats pour renflouer les caisses. En réalité l’état du marché automobile ne s’est pas dégradé du jour au lendemain : les ventes d’automobiles étaient faibles depuis quelques années, mise à part la France n’ayant pas subi ce revers grâce aux initiatives de l’état (bonus écologique et prime à la casse). 



Le refus de réaliser le saut technologique par nécessité de maintient des coûts faibles, l’amélioration du rendement global du moteur à essence avec une marge de progression faible, et la favorisation excessive de la recherche du confort et de la sécurité (systèmes électroniques de gestion des diverses fonctions de la voiture), ont poussé les constructeurs automobiles dans un cul-de-sac, puisqu’il faut bel et bien aujourd’hui innover pour vendre et assurer l’avenir de la planète.



En effet, la hausse du prix du pétrole et la prise en compte de l’écologie influent grandement sur les comportements : nombreux sont ceux qui réduisent leurs trajets, ceux qui préfèrent les transports en commun.

Les alternatives de l’automobile utilisant la ressource pétrole existent. Elles ne sont pas toutes bonnes à 100%, mais elles sont toutes rangées dans les placards des fabricants. Selon certains, « La crise est une chance », mais les constructeurs automobiles vont-ils foncer sur la voiture électrique ? La voiture à hydrogène ? Nous allons faire un état des lieux et donner un scénario plausible :

Principe de fonctionnement d’un véhicule électrique et modalités d’utilisation :

Sans rentrer dans les schémas techniques, le fonctionnement d’une voiture électrique diffère simplement sous le capot : le moteur à essence ou diesel est remplacé par un ou des moteurs électriques, qui sont alimentées par des batteries. Ces batteries devront être rechargées, soit à domicile, soit au travail, en se connectant sur des bornes. Le reste de l’automobile est identique ! Même portes, même volant, même sécurité ! La gestion des variations de vitesse et la régulation créent de nouveaux enjeux, mais rien de plus compliqué qu’avant.


schéma de principe

A priori une transition devrait se faire à court-terme vers les modèles hybrides qui devraient se démocratiser. La voiture hybride est une voiture assez complexe puisqu’elle utilise en partie le moteur à essence traditionnel, ainsi qu’un moteur électrique combiné à une batterie en complément. C’est la technologie qui a fait le succès de la Toyota PRIUS. Le véhicule hybride permet d’avoir une consommation plus faible de carburant, dans le cas d’une conduite douce. En effet on récupère l’énergie électrique au freinage de la voiture, si le freinage n’est pas brusque… è un premier pas vers la baisse de consommation. Le surcoût logique de la nouvelle technologie devrait s’affaisser d’ici peu, avec l’engouement de tous les constructeurs automobiles pour l’hybride ! Toyota et BMW sont déjà présents sur ce marché et développent leurs gammes, FIAT, PSA et Renault par exemple y travaillent.



Toyota PRIUS



La FIAT hybride 


Le problème d’un véhicule électrique, comme le disent si bien les médias depuis 20 ans, « c’est l’autonomie ». On regrette toujours le fait que l’on doive réaliser un compromis à faire entre l’espace pris par les batteries électriques et l’autonomie de la voiture. Un trajet maximum de 250 km parait trop court à coté d’une autonomie moyenne de 600km pour les véhicules classiques. Pourtant, l’utilisation de la voiture se fait surtout sur de petits trajets, urbains ou péri urbains notamment. En revoyant nos modes de comportement, nous allons nous habituer à l’usage du véhicule électrique, car elle est bien existante cette technologie ! La logistique devrait arriver bientôt pour mettre en place l’utilisation réelle de ces véhicules.

On voit de nombreuses petites voitures électriques apparaître sur le marché : la fameuse SMART en version électrique, la Mini Cooper E, et les voiturettes électriques développées par la région Poitou-Charentes.

Le développement des véhicules électriques devrait donc s’accélérer d’ici à 2015, mais il n’y aura pas de rupture avec le passé et les moteurs traditionnels : pas de panique !

Cependant un véhicule électrique n’est pas non plus une solution toute verte, sans atteinte à l’environnement. La fabrication d’un véhicule a un fort impact sur l’environnement (process de fabrication, utilisation de matériaux polluants tels que l’alu), et l’énergie électrique n’est pas si verte que l’on peut croire : pensez aux centrales à Charbon en Allemagne et en Pologne qui fourniraient le courant nécessaire à nos futures voitures…mais ceci est une autre histoire !

 En attendant on peut toujours préférer ce bus électrique pour se déplacer à CO² minimum!