Pages

Suivez Alexandre sur Suite101.fr

samedi 6 mars 2010

Elections Régionales 2010, environnement et développement durable au coeur du débat





Des enjeux globaux pour des stratégies régionales locales

Le blog indépendant Econov' fait l'état des lieux objectif et vous éclaire!


Le 14 mars prochain aura lieu dans chacune des 22 régions de France le 1er tour des élections régionales. La campagne a été lancée relativement tard, mais les élections régionales 2010 approchent à grand pas, et malgré les sondages, certaines surprises peuvent encore arriver!

Les thèmes classiques comme la sécurité et l'emploi sont bien sur mis en avant pendant la campagne des élections régionales, mais le rôle de l'environnement et du développement durable est désormais aussi considéré comme prioritaire: l'écologie fait désormais partie du paysage!

Un bilan négatif sur plusieurs points dans la plupart des régions

Les régions aident au développement local et national selon une stratégie globale, cela se concentre soit sur le développement économique, soit le développement social, soit le développement environnemental. C'est la combinaison des trois piliers du développement durable qui pourrait faire qu'une région se développe de manière durable.


Or cet équilibre a été jusqu'aujourd'hui très difficile à trouver et mettre en oeuvre, aussi bien du temps où les régions étaient majoritairement à droite, qu'aujourd'hui où elles sont à gauche.

Avec le succès d'Europe Ecologie aux élections européennes de 2009, l'environnement et l'écologie sont arrivés au devant de la scène!

Le classement des régions vertes 2010

Un classement de la revue Terra Eco montre quelles sont les régions les plus avant en terme de respect de l'environnement et de l'écologie: gare aux surprises! Des régions comme Poitou-Charente souvent mises en avant pour leur caractère "développement durable" ont une place décevante dans le classement: seulement 6e pour Poitou-Charentes...

Consultez le classement des régions vertes grâce au module spécial:




Partant de ce constat, les Français peuvent avoir désormais envie de changer réellement et de passer à la vitesse supérieure en terme d'écologie, d'autant plus que les régions de France peuvent réellement favoriser un développement durable.

Champ d'action des régions non négligeable

Avec la décentralisation, les régions ont un large pouvoir pour développer localement l'économie durable et sociale. Les régions de France constituent une ressource très grande et importante pour:
  • Financer et développer des projets d'infrastructures: transports, logement
Les régions peuvent intervenir dans le développement de projets intercommunaux. En favorisant et finançant des projets de développement d'infrastructures, tels que les transports ferroviaires ou routiers, les logements, les régions peuvent agir de manière locale pour donner une dynamique globale à chaque région!

En prenant l'exemple de la région Ile-de-France, la région finance et contrôle la stratégie de développement des transports urbains sur toute la région, en faisant intervenir tous les acteurs privés et publics. L'état des transports ferroviaires, métros, trains de banlieue, RER, est déplorable car en insuffisance constante, malgré la création en cours de quelques lignes de tramways, alors que la région est en mesure de favoriser le développement des transports de cette métropole pour développer son économie par la même occasion.

  • Financement de projets pour développer l'économie locale:
L'aide aux éco-activités peut se faire par la région pour développer des nouvelles applications et technologies respectueuses de l'environnement. C'est par exemple le cas en Poitou Charentes où les entreprises "vertes" sont favorisées et financées, comme le projet de la voiture électrique Heuliez. Mais l'intervention de partenaires privés reste l'élément déterminant, et l'exemple d'Heuliez le prouve bien avec les récents retournements de situation.

Un souffle d'écologie politique semble changer la donne aux régionales

Avec le ralliement de nouvelles forces au parti Europe Ecologie depuis les élections européennes, comme en Ile-de-France où Stéphane Gatignon, issu du PCF, a rejoint le mouvement écologique pour proposer une nouvelle stratégie durable à la région, l'écologie politique a le vent en poupe, portée par ce parti qui s'est révélé récemment.



Malgré les sondages donnant pour gagnant les "forces classiques" (avantage PS), on peut se poser quelques questions quant à la fiabilité des prévisions et le maintien durable de certains partis comme Europe Ecologie ou le Modem. Les priorités de Français, restent l'emploi, la sécurité, les retraites, mais l'idée d'un mode de vie plus durable semble faire son chemin, et risque de changer l'ordre politique établi!

A suivre dans les semaines à venir sur Econov' avec vos commentaires!


Recyclage des lampes usagées: pourquoi et comment recycler ?


Que cela soit à la maison, au travail, ou dans la rue, l'éclairage connait une réelle mutation en termes de technologies et permet surtout d'économiser de l'énergie: lampes fluo-compactes, ampoules à LED, ces noms commencent à nous devenir familiers, et ces produits ont désormais leur place dans votre habitat, et chez les professionnels: ils permettent de réduire vos dépenses en électricité de 10 à 20% de manière très simple et d'allonger la durée de vie. De plus les ampoules à incandescence ne sont plus commercialisables désormais selon la réglementation en vigueur.

Le développement de nouvelles lampes permet donc de réduire notre consommation d'électricité, mais ces ampoules, issues de technologies plus complexes, ne sont pas pour autant écologiques! Toutefois l'utilisation des ces lampes doit être favorisée, ainsi que le recyclage à la fin de leur vie. L'organisme Recylum a été créé en France en 2006 pour assurer le recyclage des lampes. C'est pour l'instant le seul à développer un réseau dans la France entière. Il assure la collecte et le recyclage grâce au prélèvement de l'éco-contribution.

Pourquoi recycler?

Les ampoules fluocompactes et les LED contiennent des éléments dangereux et nocifs: gaz toxiques, mercure, entre autres, ne doivent pas être jetés à la poubelle pour éviter de contaminer l'air, l'eau, la terre et éviter de polluer l'environnement.

Le recyclage est désormais possible pour les lampes fluocompactes et les LED, d'autant plus que la majorité des matériaux sont recyclables facilement: verre et plastique peuvent être facilement réutilisées pour la fabrication d'autres ampoules! Le peu de mercure contenu dans les ampoules fluo doit lui aussi être récupéré pour empêcher de polluer l'environnement.

En recyclant les lampes, on fait une double économie d'énergie, puisque le verre, qui consomme de l'énergie lors de sa production à partir de sable, n'aura pas a être produit de nouveau puisque recyclé.

Les LED sont fait essentiellement de composant électroniques, et à base de silicium, donc recyclable aussi.


Quelles lampes?

Vous pouvez repérer le logo recylage ampoulequi indique que votre ampoule est recyclable.

Les lampes à recycler sont les lampes fluo compactes et les LED:


Quant aux ampoules incandescentes, vous pouvez les jeter à la poubelle! Elles ne représentent pas de danger pour la planète. Mais nous pouvons souligner que leur recyclage permettrait de récupérer le verre et le métal!

Le cout du recyclage, merci l'éco-contribution!

Avec la création du décret sur les DEEE (déchets électroniques) le 15 Novembre 2006, l'éco-contribution est répercutée sur le prix de vente des produits. En clair, vous payez le recyclage de votre ampoule le jour où vous l'achetez!

L'éco-contribution pour une ampoule est de 0.12€ HT, payée automatiquement à l'achat...

A ce prix là, Recylum fournit plusieurs services pour les professionnels et les particuliers:

  • Mise en place d'un réseau de collecte
  • Service de collecte auprès des professionnels de l'éclairage et électriciens
Nous pouvons donc faire l'effort d'aider et soutenir la collecte des ampoules usagées afin d'éviter le gaspillage et la pollution constante.

Sur le même sujet de l'éclairage, vous pouvez aussi consulter un article Econov sur les LED :

LED: l'avancée tant attendue en éclairage? http://econov.blogspot.com/2008/10/led-lavance-tant-attendue-en-clairage.html

Les sites de Recylum, pour trouver votre point de collecte le plus proche et en savoir plus sur le recyclage:




mercredi 24 février 2010

Nouveaux tarifs de rachat solaire photovoltaique: questions, critiques, cafouillages...Econov' fait le point!



Bonjour,

Parlons de solaire sur Econov', un thème que je connais bien puisque lauréat du concours Talent d'énergies CEGELEC 2009, j'ai longtemps étudié la faisabilité technico-économique des projets solaires photovoltaïques en France.

Depuis le mois de janvier, les nouveaux tarifs de rachat de l'électricité solaire photovoltaique par EDF ont été fixés par l'Etat, et ont créé le buzz et des mécontentements dus à des conclusions hatives! Alors que le débat se poursuit depuis plus d'un mois autour de ces nouveaux tarifs, précisons sur Econov' quelques éléments sur ces tarifs, afin de vous permettre de juger par vous-même, et savoir si vous êtes gagnant!


RAPPEL: Pourquoi des tarifs de rachat?

Les filières de production d'énergie renouvelables peinent à se lancer dans le monde entier depuis les années 90, et surtout en France à cause de leur compétitivité faible face aux énergies fossiles: pétrole, gaz, et nucléaire restent même à l'heure actuelle des technologies moins chères faces aux énergies renouvelables, notamment le solaire photovoltaïque, technologie nouvelle, utilisant du silicium, dont le prix reste, et restera cher.

Toutefois le cout de revient de la production de l'électricité photovoltaïque à réellement chuté depuis les années 2000. Restant toujours plus cher que l'électricité subventionnée, les aides de l'Etat visent à réduire l'écart de prix de revient et rendre l'énergie renouvelable compétitive: le tarif de rachat est donc volontairement bonifié afin de rendre l'électricité photovoltaïque rentable!

Cette aide de l'État ne doit être que temporaire, et est donc vouée à disparaitre...au fur et à mesure que l'énergie renouvelable devient compétitive!

2009: départ en trombe de la filière photovoltaïque en France

Comme je l'avais décrit dans un article sur Econov fin 2008 ( Capteurs Solaires Photovoltaïques : la démocratisation en 2008 ?), la filière de l'électricité photovoltaique s'est réellement lancée en 2008, et a poursuivi en 2009 sa croissance fulgurante. De nombreuses entreprises se sont lancées dans ce secteur, et plusieurs filières se sont développées:
  • installation en toiture, pour les particuliers et entreprises
  • création de parcs photovoltaïques urbains: parking de centres commerciaux par exemple
  • création de parcs photovoltaïques sur terrains agricoles: la facilité et la rentabilité des installations ont poussé la plupart à se diriger vers cette filière.
Des effets d'aubaine clairs

La création des tarifs de rachat a pour l'instant grandement profité aux sociétés importantes investissant dans de grandes installations, réduisant les couts de revient et augmentant leurs revenus. Ceci fait logiquement augmenter les dépenses globales de rachat d'électricité, à compenser par le tarif de revente global de l'énergie conventionnelle.

Tarifs de rachat, mouture 2010

Les nouveaux tarifs de rachat créent de nouvelles catégories d'installation avec de nouveaux tarifs, et visent à réduire les effets d'aubaine. Un fort accent est toujours donné à l'intégration des panneaux solaires, et les installations sur les bâtiments existants, avec des tarifs de rachat supérieurs afin de créer l'effet de levier.


Rétroactivité, critiques....

Certains types d'installations voient donc leur tarif de rachat diminué, notamment les installations neuves. De plus des conditions tarifaires ont été rajoutées en fonction de la puissance: les installations agricoles de puissance supérieure à 250 kWc sont soumises à un tarif géographique.

Cette baisse des tarifs, mais surtout la possibilité de rétroactivité de la loi a suscité de vives critiques dès sa sortie, d'autant plus qu'un grand nombre de dossiers ont été déposés in extremis en fin d'année 2009, par spéculation sur les tarifs 2010.

Malgré les explications du MEEDM, Ministère de l'énergie, les tensions restent vivent, mais ces décisions affectent surtout les professionnels installant de grandes capacités de production. Nous sommes bientôt en Mars 2010 et les échanges restent dignes d'un feuilleton, ou d'un casse-tête...

==> C'est pourquoi le MEEDM prépare un nouveau texte à sortir en Mars 2010 pour résoudre tous ces problèmes et répondre aux critiques...à suivre! (Source: Envirolex)

Chaque camp défend son tarif de rachat et souhaite évidemment le rendre plus élevé possible. Mais n'oublions pas que le cout de revient des installations photovoltaïques diminue lui aussi très rapidement, et que les contribuables, à travers l'État, ne peuvent financer indéfiniment les intérêts de grandes entreprises investissant dans le photovoltaïque, auquel cas ils mériteraient d'avoir un intéressement aux revenus!


Pour plus de précisions sur les montants, vous pouvez consulter l'article consacré par Actu-environnement:




==>> Article Econov' de Novembre 2008 toujours d'actualité:

Capteurs Solaires Photovoltaïques : la démocratisation en 2008 ?



dimanche 14 février 2010

Econov' et Suite101: fréquentations en hausse, merci!


Bonjour,

Alors que le Blog Econov' en est à son 70ème article, je tiens à vous remercier pour votre fidélité et votre intérêt pour Econov', ainsi que mes articles sur Suite101.fr:

Vous êtes maintenant plusieurs centaines à suivre tous les mois Econov' ( plus de 500 visiteurs mensuels), et plusieurs milliers sur Suite101 ( 2000 à 3000)!

Ceci ne peut que me pousser à continuer à écrire des articles de qualité meilleure, en la privilégiant par rapport à la quantité. Développement durable, environnement, énergie, eau, autant de thèmes qui me sont chers et qui méritent d'être développés, avec une vision nouvelle.

Vous pouvez toujours ajouter le fil d'info sur votre page google et yahoo, ainsi que vous abonner pour suivre les articles au plus près. Tout reste privé et automatique sans spam!

N'hésitez pas à faire passer l'information autour de vous! Le plaisir et le savoir sont faits pour être partagés!

Alexandre







mardi 2 février 2010

Dossier Aviation durable, rendre le secteur aéronautique plus vert? Partie 2



2. Améliorer la gestion des flux et économiser le carburant sur les trajets:

La gestion du trafic aérien est un point des plus important dans le potentiel d'économies de CO2 dans l'aviation.

La plupart des avions de ligne doivent réaliser des détours, patienter en l'air pour que la piste d'atterrissage se libère, attendre leur tour dans une longue file d'attente avant de décoller, autant d'éléments qui augmentent considérablement les consommations de carburant et émissions de CO2.

Les innovations dans la gestion du trafic aérien sont à l'étude. Toutes les 3 secondes, en Europe, un avion décolle, un autre atterrit. Afin d'assurer la sécurité des passagers, ils sont guidés et surveillés à chaque instant par des systèmes complexes et innovants, dans lesquels contrôleurs et pilotes sont en interaction permanente.

L'espace aérien français est le plus chargé d'Europe : près de 3 millions de vols le traversent chaque année, et ces chiffres continuent de croitre.

Que faire?

Les innovations doivent permettent de diminuer la distance entre les avions, augmenter la précision des données ou automatiser une partie des tâches pour simplifier le travail du contrôleur, tout en préservant une sécurité maximale.

Les enjeux sont de taille et orientés sur plusieurs thèmes environnementaux: une meilleure gestion du trafic aérien limiterait son impact sur l'environnement, en termes de pollution sonore d'économiser jusqu'à 10 % des émissions de gaz à effet de serre présente une économie d'environ 160 kg de CO2.

La position d'un avion est toujours connue. De son décollage à son atterrissage, il est toujours sous la surveillance d'un contrôleur aérien. Ainsi, pilotes et contrôleurs échangent leurs données tout au long du vol, par radio ou par satellite. Seul le centre de contrôle connaît la position de tous les avions, mais il a besoin des informations du pilote concernant les conditions de vol pour maintenir les avions à distance les uns des autres et assurer la fluidité des vols de façon rapide et économique.

L'effort devra être porté sur le système de gestion de vol

Le système de gestion du vol est le " cerveau " de l'avion, ordinateur de bord du pilote, il assure les fonctions de pilotage et de guidage. Il permet au pilote de préparer son plan de vol, de traiter les informations provenant du contrôle aérien, de gérer le carburant, de calculer les trajectoires optimales, la position et la vitesse de l'avion ainsi que de visualiser la trajectoire et l'environnement de celui-ci. Ce système apporte au pilote une assistance optimale pour répondre aux enjeux de l'aviation diminution des temps d'attente, nouvelles trajectoires pour réduire les nuisances sonores, optimisation de la consommation de carburant.

Le GPS nouvelle génération : EGNOS aujourd'hui, Galileo demain

Galileo est un système civil de localisation à l'échelle mondiale composé d'une constellation de 30 satellites qui sera en service à partir de 2013. Depuis 2009, EGNOS, système précurseur de Galileo, permettra d'optimiser les trajectoires des avions tout en améliorant leur sécurité et en diminuant les nuisances écologiques.



Un travail de longue haleine reste donc à accomplir sur la gestion du trafic aérien, dans le but de réduire les nuisances sonores et surtout optimiser énergétiquement les trajets. La mise en place d'outils et systèmes intelligents rendra cette tache réalisable!

dimanche 24 janvier 2010

Dossier Aviation durable, rendre le secteur aéronautique plus vert? Partie 1

Bonjour à tous,

Le transport aérien est un très important émetteur de CO2 à l'heure actuelle et n'utilise que la ressource pétrolière fossile. Les marges étant importantes jusque là et les préoccupations environnementales peu prises en compte, le secteur aérien s'est développé sans réaliser de grands effort sur la consommation de carburant, malgré les améliorations réelles. La part de l'aviation dans les émissions de CO2 d'après le rapport Stern serait de 1.6% mais atteindrait 5% d'ici 2050.

Avec les objectifs de réduction d'émission de CO2 et surtout la raréfaction des ressources fossiles, le secteur de l'aéronautique s'est aussi lancé dans un cycle d'innovation pour réduire les consommations d'énergie, afin de préserver la compétitivité du secteur à l'avenir.


1. Réduire la consommation des appareils:


C'est l'objectif fixé sur le long-terme par les fabricants d'avions mondiaux: concevoir et produire des avions s'approchant du modèle durable, en travaillant sur plusieurs sujets

C'est ainsi que Boeing envisage de réduire la consommation de ses avions de 20% avec le 787 Dreamliner. Des progrès ont déjà été réalisés avec l'Airbus A380, l'avion le plus éco-efficient à l'heure actuelle, du fait du nombre de personnes transportées.

Des moteurs plus sobres:

Comme dans le secteur automobile, l'efficacité des moteurs doit être revue afin de diminuer les consommations de kérosène. On espère réduire les consommations des moteurs de 25%, en plus des efforts déjà réalisés depuis une cinquantaine d'années dans le domaine.

Dassault travaille sur l'emplacement du moteur dans l'avion pour réduire les nuisances sonores.

Certains projets de Recherche tentent de trouver des sources alternatives de carburant telles que l'hydrogène, mais les solutions à court-terme devraient s'orienter sur l'amélioration des moteurs à combustion.

Des avions plus légers:

Les matériaux utilisés dans la conception des nouveaux avions sont plus légers et utilisent beaucoup de fibre de carbone. En réduisant le poids propre de l'avion, on réduit naturellement la consommation des aéronefs, l'avion étant plus naturellement porté par l'air.

Airbus développe des systèmes de commande électriques pour remplacer les systèmes hydraulique, dans le but de gagner poids et efficacité.

Toutefois, ces avions sont en projet, et la majorité de la flotte mondiale restera constituée d'avions classiques polluant pendant une durée d'encore 20 ou 30 ans... C'est pourquoi quelques projets de réduction de consommation doivent être menés sur la flotte existante, et surtout améliorer la gestion du trafic aérien pour optimiser les trajets et économiser le carburant.

Nous verrons en Seconde partie les efforts réalisés sur les infrastructures aériennes pour rendre le secteur plus durable!




dimanche 17 janvier 2010

One Drop : Permettons l'accès de tous à l'eau


Voici une vidéo diffusée par le Blog Infos-Eau, sur l'accès à l'eau pour tous, le projet One Drop vise à établir l'égalité pour tous! Dans le domaine de l'eau...


http://infos-eau.blogspot.com/2010/01/one-drop-lacces-leau-est-un-droit.html

Comme vous le savez, l'eau est un sujet qui me tient à coeur. L'équilibre doit être rétabli dans le monde entier afin que chacun puisse profiter de cette denrée amenée à devenir rare!


Retrouvez plus d'informations sur les projets de cette association sur http://www.onedrop.org

mercredi 13 janvier 2010

Densité urbaine, réflexion et solutions raisonnables pour un avenir durable, Partie 3: Enjeux et objectifs pour les villes de l’avenir Partie 4


Dernier volet des réflexions sur la densité urbaine, venons-en à la structuration des actions à entreprendre, afin de favoriser la transition vers une densité urbaine équilibrée et durable.

Afin de réaliser ces objectifs à court et moyen-terme, il convient de proposer un plan d’actions concret. Cependant les modes de vie ne pouvant changer rapidement, le besoin d’une transition s’avère nécessaire. Ce plan d’action n’est pas un modèle utopique et déconnecté de la réalité, mais se veut être une évolution des villes à adopter à court-terme, afin d’en tirer des bénéfices à moyen et long-terme, en partant du principe qu’une densité est d’autant mieux vécue qu’elle favorise la mixité fonctionnelle et sociale dans un environnement durable.

Il faudra une façon de repenser le modèle d’un îlot urbain, adapté au schéma Français, en proposant une solution équilibrée, en accord avec les principes du développement durable, proposer des améliorations concrètes dans tous les domaines de l’environnement urbain :

Ø Transports: développement des TCSP, transports en commun en site propre, developper un maillage dans les villes en multipliant les modes de transport.

Ø Habitat: améliorer l'habitat et son confort, en adoptant les référentiels durables (type BBC: bâtiment basse consommation).

Ø Environnement social: la renovation urbaine devra permettre de favoriser la mixité sociale et satisfaire le besoin de confort de chacun.

Ø Développement économique: le développement economique devra etre favorisé de manière locale.

Ø Faune/Flore: des zones naturelles sont conservées au sein ou près des villes.

Ø Accès aux services: la proximité est essentielle en zone urbaine, afin de limiter les transports, tout en favorisant l'epanouissement de chacun dans la ville


Les actions se repartiront dans ces domaines à plusieurs niveaux : l’équilibre se trouve à différentes échelles, sur le principe du « Penser global, agir local » (« Think global, act local ») afin de rendre les ilots urbains indépendants et réduire les émissions de CO2.

En effet, le besoin de proximité est à la fois environnemental et sociologique : d’après l’étude TNS-Sofres sur les Français et leur habitat, la majorité des Français place à moins d’un kilomètre de chez eux des espaces verts, les services quotidiens essentiels (école, modes de garde et commerces). Dans un rayon de 10 kilomètres autour du domicile, plus de la moitie souhaite trouver un hôpital, un supermarché, les services et structures de la mobilité et du loisir.


Conclusion

L’étalement urbain que les villes françaises connaissent depuis plus de 60 ans est donc provoqué par un ensemble de contraintes d’ordre administratif, sociologique, financier, qui, une fois identifiées, permettent d’identifier des enjeux importants et de fixer des objectifs pour l’avenir de la planète et de la société, tels que la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20%, réduire les couts en milieu urbain de 20% et réserver des espaces naturels. En accord avec les principes du développement durable, la solution propose un plan d’action concret développant à tous les niveaux des infrastructures durables à moindre cout, tels que des centres logistiques communs et performants reliant la ville à l’extérieur, les Transports en Commun en Site Propre pour les déplacements au sein de la ville, le développement de services de proximité au niveau des quartiers, la construction d’habitats écologiques, et favorisant le télétravail au niveau des logements.

De manière synthétique, ce projet propose de manière complète des actions concrètes pour améliorer l’efficacité du milieu urbain dense, en s’attaquant à tous les problèmes posés en première partie. Adaptable rapidement au sein des villes, la simplicité permet d’opter pour une amélioration à court et moyen-terme du mode de vie des urbains, afin de faire aimer aux Français l’espace urbain nous permettant de réduire nos émissions carbone et d’augmenter nos liens sociaux de manière réelle. Se différenciant d’un simple point de vue d’ingénieur, ce dossier a évalué les différents enjeux technologiques, sociologiques et environnementaux pour innover en matière d’urbanisme, en espérant que les efforts des collectivités locales, des entreprises et des particuliers en ce sens s’inspireront de solutions similaires afin de résoudre le problème de l’étalement urbain et permettre le salut de la planète.